16 décembre 2009
Parution du premier tome de la monographie de Terra Amata
TERRA AMATA
Nice, Alpes-Maritimes
Des campements de chasseurs acheuléens datés de 400 000 à 380 000 ans
Cadre géographique - Historique - Contexte géologique
Stratigraphie - Sédimentologie - Datations
Le site de Terra Amata sur les pentes du mont Boron, à Nice, est un gisement exceptionnel pour la compréhension du Pléistocène moyen dans le sud de la France. Il est situé à la transition entre le stade isotopique 11 et l’extrême début du stade isotopique 10 (entre 11,3 et 11,24 à 10).
Il a été occupé entre 400 000 et 380 000 ans par des chasseurs d’éléphants et de cerfs, occasionnellement de thars, d’aurochs et de rhinocéros, qui installaient leurs campements, en bordure de la mer, au débouché de la vallée du Paillon.
C'est sur ce site qu'ont été mis au jour les plus anciens foyers aménagés connus dans le monde, qui témoignent, avec ceux de Menez Dregan en Bretagne, de Beeches Pit en Angleterre, de Verteszöllös en Hongrie et de Choukoutien en Chine, de la domestication du feu, il y a 400 000 ans, à la limite nord des zones tempérées de la planète.
C'est aussi à Terra Amata qu'ont été découverts les plus anciens crayons d'ocre jaune et d'ocre rouge qui montrent que les hommes acheuléens de Terra Amata étaient susceptibles de se colorer la peau, ce qui correspond à un saut culturel important dans le domaine de l'évolution de la cognition.
L'industrie acheuléenne, particulièrement riche, évoque celle d'autres grands sites du Bassin méditerranéen et notamment de la péninsule italienne.
L'étude interdisciplinaire de ce site montre que ce gisement est un important jalon pour la compréhension des paléoclimats, de la paléobiodiversité et du comportement des peuples acheuléens dans le Midi méditerranéen.
Un grand programme scientifique a été lancé afin d’achever la mise au point de la monographie du site. Ce programme interdisciplinaire fédère, sous la direction du Professeur Henry de Lumley, des chercheurs du Laboratoire Départemental de Préhistoire du Lazaret, du Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel, de l’Institut de Paléontologie Humaine et du Musée de Paléontologie Humaine de Terra Amata mais également des chercheurs étrangers et de grandes institutions, comme le Commissariat à l’Énergie Atomique. Le présent volume constitue le premier tome de cette importante monographie.
Sous la direction de :
Henry DE LUMLEY,
Par :
Dominique CAUCHE, Henry DE LUMLEY, Marie-Antoinette DE LUMLEY, Anna ECHASSOUX, Annie ECHASSOUX, Annie Christophe FALGUERES, Jérôme GATTACCECA,
Samir KHATIB, Brahim MESTOUR, Véronique MICHEL, Jean-Claude MISKOVSKY, Guy POLLET, Pierre ROCHETTE, Bertrand ROUSSEL, Yuji YOKOYAMA.
Avec le concours de :
Salah ABDESSADOK, Salvador BAILON, Pascal BARRIER, Jean BARRIERE, Jean-Joseph BLANC, Solange DUPLAIX, Alain FOURNIER, Noël GARRIGUE, Shen GUANJUN, Marie-Hélène LICHT, Auran RANDRIANASOLO, Patricia VALENSI.
Avec la collaboration de :
Elisabeth FAUQUEMBERGUE, Charlotte FREGIER, Françoise HILDISEY, Philippe PERSIC, Bernard MAGNALDI.
02 décembre 2009
Communiqué de presse du CNRS : des traces de rituels d'un type totalement inédit sur le site de Pech-Maho (Sigean, Aude)
Publié le 10 novembre 2009 sur le site du CNRS
Des rituels pour les héros morts au combat ?
Les fouilles menées depuis 2004 sur le site archéologique de Pech Maho à Sigean (Aude) ont révélé les traces de rituels d'un type totalement inédit. En l'an 200 avant notre ère, après une destruction brutale, de nombreuses personnes reviennent à Pech Maho pour des rituels funéraires, mêlant sacrifices animaliers et crémation de dépouilles humaines, en l'honneur de héros vraisemblablement morts au combat. Sous la direction d'Eric Gailledrat du laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes (CNRS / Université de Montpellier 3 / Ministère de la culture et de la communication / Inrap), les fouilles, menées par une équipe pluridisciplinaire associant entre autres Armelle Gardeisen, archéozoologue et Henri Duday, archéothanotologue, ont permis de mettre au jour une pratique encore jamais observée auparavant.
(...) "
Pour accéder à la totalité de l'article, veuillez vous rendre sur [ce lien].

Amas d'ossements d'équidés associés à des restes humains
crédit : Eric Gailledrat
28 novembre 2009
[article] Aix-en-Provence : sous le cours des Minimes... une rue romaine en parfait état
Publié le samedi 28 novembre 2009 sur www.laprovence.fr.
La mission archéologique a mis au jour un tronçon antique, prolongement de la voie aurélienne.
Creuser le sol aixois réserve bien souvent des surprises. Du moins pour le commun des mortels : les archéologues savent que, dans certaines zones de la ville, sous le millefeuille de bitume, de gravats et de ballast, la cité ancestrale réapparaît presque à chaque coup de pelleteuse.
Dans le cadre du projet d'aménagement du cours des Minimes et de son croisement avec les rues Jean-Dalmas et des Boeufs (qui fera l'objet d'un article dans une prochaine édition)
les archéologues de la Ville ont ouvert en haut du cours, à proximité
du carrefour Nelson-Mandela, un sondage de reconnaissance. L'opération,
qui a débuté il y a deux semaines et qui va se poursuivre encore
pendant quelques jours, a révélé un véritable trésor : à savoir un
tronçon de rue, portion du decumanus maximus, qui se déroulait jusqu'aux portes de la ville antique durant le Haut Empire, au Ier siècle après Jésus-Christ.
"La rue est dans le prolongement de la voie aurélienne, qui liait Aix à Arles, explique Nuria Nin qui dirige la mission archéologique.
La fouille a dévoilé la voie, encore revêtue de grandes dalles posées
de biais, à la matière d'autobloquants. Cette voie est creusée de deux
ornières qui permettaient aux véhicules de rouler. Sous la voie se
trouve un égout, qui charriait les eaux pluviales et usées. À proximité de la voie, il y
avait une allée piétonne et le sondage a dévoilé les soubassements d'un
immeuble. Rechargée par des couches de ballast, cette rue a dû être
utilisée pendant plusieurs siècles."
(...) "
Pour lire la totalité de l'article, rendez-vous sur le site de la Provence.
17 novembre 2009
[article] Le cimetière paroissial de la Ciotat sur le site de l'INRAP
Vie et trépas à La Ciotat : 1581-1831
Publié le 6 novembre 2009 · Mis à jour le 9 novembre 2009
A l'occasion de la construction d'un immeuble de logements sociaux et d'une place bordée d'une rue piétonne, les archéologues de l'Inrap fouillent, sur prescription de l'État (Drac Provence-Alpes-Côte-d'Azur) le cimetière paroissial de La Ciotat. Cette fouille concerne 2 000 m² situés dans le centre historique de la ville, une zone archéologiquement sensible pour l'époque moderne (1492-1789). »
Article entier, reportage vidéo, album photo, communiqué de presse => ICI.
Pour rappel : l'association avait organisé une visite de ce site en mai 2009 [].
16 novembre 2009
Misé à jour de Revues.org : inauguration du site d’ArchéoSciences et nouveaux articles pour Socio-anthropologie et Trivium
revues.org
Portail de revues en sciences humaines et sociales
Informations, issues de la dernière lettre d'information du site, concernant (ou pouvant intéresser) l'archéologie :
Inauguration du site d’ArchéoSciences
ArchéoSciences, revue d'archéométrie, inaugure son site sur Revues.org. Cette publication est consacrée à la recherche sur l'application de techniques scientifiques à la résolution de problématiques archéologiques. Elle émane du Groupe des méthodes pluridisciplinaires contribuant à l’archéologie (Université de Rennes 1) et est publiée par les Presses universitaires de Rennes. Deux numéros sont aujourd’hui disponibles en ligne en texte intégral, ainsi que les sommaires et résumés des numéros parus depuis 2007.
http://archeosciences.revues.org
Socio-anthropologie. Mise en ligne du no 22, Archéo-anthropologie funéraire, en texte intégral.
http://socio-anthropologie.revues.org
Trivium. Mise en ligne du no 4, Les « religions orientales » dans le monde grec et romain, en texte intégral.
http://trivium.revues.org
07 novembre 2009
Archéozoo : Corpus de squelettes de mammifères, de squelettes d'oiseaux, de poissons et de batraciens en ligne
Vous trouverez sur le site Archéozoo différentes planches (sous Adobe Illustrator) représentant des silhouettes et des squelettes d'animaux, ainsi que des cartes de localisation géographique. Ces planches sont destinées à être utilisées librement par la communauté scientifique, sous réserve de mentionner leur provenance.
Ce site, à l'initiative de l'UMR 5197 du CNRS (Archéozoologie, Histoire des sociétés humaines et des peuplements animaux), est réalisé avec l'aide de l'Inrap et du Cravo (Centre de recherche archéologique de la vallée de l'Oise, à Compîègne). Il est ouvert à toute la communauté des archéozoologues.
Source : site de l'INRAP
26 octobre 2009
[émission] La fabrique de l'histoire : "Histoire des Gaulois"
26 octobre : "A l'occasion du cinquantième anniversaire du personnage Astérix, la Fabrique de l'Histoire a décidé toute cette semaine de faire le point sur ce que nous savons des Gaulois, mais aussi sur leurs représentations.
Ce matin, le titulaire de la chaire des "Antiquités Nationales" du Collège de France, Christian Goudineau
est notre invité et il nous explique comment il a été difficile, dans
les années 1970, de briser les idées reçues nées des textes romains sur
la Gaule et de rénover ce secteur de recherches.
Pour ce faire, sa génération de chercheurs a bénéficié des nombreux
apports de l'archéologie de sauvetage et de l'archéozoologie.
Christian Goudineau a ainsi remis à sa juste place le personnage de Vercingétorix, montré combien les "gaulois" étaient depuis longtemps en relation avec le monde méditerranéen, et il a rénové l'analyse des structures sociales de la Gaule d'avant Rome."
Histoire des Gaulois 1/4.
Le cycle "Histoire des Gaulois" peut être intégralement écouté sur le site de l'émission.
Liens directs :
jeudi 29 octobre 2009 Histoire des Gaulois 4/4
mercredi 28 octobre 2009 Histoire des Gaulois 3/4
mardi 27 octobre 2009 Histoire des Gaulois 2/4
lundi 26 octobre 2009 Histoire des Gaulois 1/4
22 octobre 2009
[article] Marseille veut retrouver sa mémoire antique
Pour retrouver la mémoire de ses vestiges, Marseille, plus ancienne ville de France, vient de remettre en valeur le site de son port antique vieux de 2.600 ans et découvert à la fin des années 1960 à la faveur de travaux immobiliers.
Alors qu'elle se prépare à devenir en 2013 capitale européenne de la culture, Marseille veut se défaire de la réputation d'être "une ville antique sans antiquité".
Le "Jardin des Vestiges" (9.000 m2), nommé ainsi depuis son ouverture au public dans le cadre du Musée d'Histoire de Marseille voilà 26 ans, s'appellera désormais "Port antique".
De nouveaux éclairages, un cheminement redessiné, des panneaux trilingues (français, anglais, italien) pour décrire les onze éléments majeurs conservés in situ et un nouvel accès ouvrant directement sur la ville, juste derrière le Vieux-Port, le rendent plus attrayant. Le réaménagement a coûté 650.000 euros à la ville. (...) "
Article publié sur le site de l'AFP le lundi 19 octobre.
Pour accéder à l'article entier, cliquer ici.
13 octobre 2009
[article] Fréjus-Saint-Raphaël : un quartier romain mis au jour
Var Matin, mardi 6 octobre 2009
Depuis l'avenue du XVe Corps, le chantier est spectaculaire. Il est le plus grand ouvert jusqu'à présent par le service archéologie de la ville. Sur 6 000 m2, les spécialistes creusent, déblaient, et dégagent des merveilles. Ils viennent de mettre au jour un quartier romain tout entier avec ses rues, ses îlots, des thermes et même une place, qui intrigue. Le tout dans un état de conservation impressionnant.
Dans le cadre des fouilles préventives, préalables au projet immobilier qui remplacera l'ancienne école des Poiriers, un premier diagnostic avait déjà montré un fort potentiel archéologique. La présence dense de vestiges avait fait prescrire par l'Etat une fouille du service municipal du patrimoine.
En cette fin de phase de préterrassements, soixante pour cent des vestiges ont été localisés : un quartier orthonormé avec des axes octogonaux de la ville antique, daté du premier au troisième siècle après Jésus-Christ. "
Suite de l'article et photo ICI.
09 octobre 2009
[émission] La fabrique de l'histoire : "Faire Parler les morts", archéo-thanatologie appliquée à Pech-Maho (Sigean, Aude)
Dans le cadre d'un cycle "histoire des cadavres", l'émission La fabrique de l'histoire (France Culture) a traité du site archéologique de Pech-Maho. Si vous avez manqué celle-ci, vous pouvez encore l'écouter sur le site de l'émission.
Résumé :
" Faire Parler les morts, un documentaire de Perrine Kervran réalisé par Charlotte Roux.
A Sigean près de Narbonne, on trouve au détour des coteaux de vigne le site archéologique de Pech Maho.
Ce site, un petit comptoir commercial, avait à l’époque un accès direct à la mer. Il a été abandonné au IIIème siècle avant J.-C. à la suite d’une destruction militaire.
Eric Gailledrat dirige ce chantier de fouille et tente de savoir ce qui s’est passé sur le site suite à cette destruction ; et il semblerait bien qu'il soit devenu un lieu de culte, un endroit dédié à la mémoire des villageois massacrés…
Pour accréditer sa thèse il a fait appel à Henri Duday, archéo-thanatologue, l'un des fondateurs de la discipline, qui s’est donc spécialisé dans l’étude de la décomposition des corps et de ce que cette décomposition peut dire de la tombe, de la façon dont le mort a été inhumé, s’il a été inhumé ou abandonné, dans quelle position, combien de temps après son décès, etc.
Sur ce site Henri Duday fouille des sépultures de nouveaux-nés, traditionnellement inhumés dans les maisons. Il se penche aussi sur des sépultures où ont été enterrés des nourrissons et des restes d’agneaux… Et bien entendu il analyse les reste du bucher collectif où semble-t-il ont été brulés une dizaine de personnes.
Finalement ce médecin - qui est aussi archéologue - est celui qui peut le mieux retracer les gestes funéraires accomplis il y a quelques centaines d’années.
Invités :
Eric Gailledrat. Archéologue, chargé de recherche 1ère classe au CNRS, Unité Mixte de Recherche 5140 "Archéologie des Sociétés Méditerranéennes".
Henri Duday. Archéologue, Directeur de Recherche au CNRS UMR 5199 PACEA, laboratoire d'Anthropologie des Populations du Passé Université Bordeaux 1 et Directeur d'Etudes à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, laboratoire de Paléoanthropologie de l'EPHE."








