31 octobre 2008
[rétrospective] la visite de la Moutte (Allemagne-en-Pce, 04)
Une visite très intéressante qui nous a permis de voir à quoi pouvait ressembler une motte... Les vêtements bien chauds et les parapluies n'étaient pas de trop. Ce que nous avions sous les yeux n'était en réalité que la première phase du site; celui-ci a en effet été détruit et enterré, avant de connaître une seconde occupation, moins élaborée que la première. Le tout a été fouillé par Daniel Mouton.
Après avoir fait le tour de la Moutte, nous nous sommes rendus à Riez, où l'équipe de fouilles possède un local. Là, nous avons eu un compte-rendu des travaux de D.Mouton sur les mottes castrales en Provence, avant de pouvoir jeter un œil à la boîte aux trésors de l'archéologue: des monnaies d'argent, de nombreux objets en fer (éperons, pointes de carreaux d'arbalète, hache d'armes...) ainsi que de la tabletterie, pots en céramique et, pour finir, deux très beaux jetons en bois de cervidé gravé déterrés le jour-même de notre visite !
Un grand merci à tous ceux / toutes celles qui sont venu(e)s ainsi qu'à Sarah pour avoir organisé cette sortie.
Si vous avez quelque chose à ajouter à cette courte rétrospective, n'hésitez pas à utiliser l'outil "commentaires" de ce billet.
29 octobre 2008
[séminaire] Histoire d'eau: la version médiévale, le 12/11
Premier séminaire de protohistoire: jeudi 6 novembre, 9h30-12h30
J.-C. Sourisseau et D. Garcia présenteront le 6 novembre de 9h30 à 12h30 en salle B279 un séminaire sur les questions de chronologie en protohistoire méditerranéenne et en antiquités nationales.
Ce séminaire constituera le premier cours des étudiants en M1 et M2 spécialité 2.
[article] Sous l'autoroute dorment des squelettes de l'Âge du Bronze
(source: www.laprovence.com )
" Publié le mardi 28 octobre 2008 à 07H54
Les résultats des fouilles sur le chantier de l'A8 ont été présentés hier
Les archéologues — une douzaine au total — ont fouillé quatre sites pendant plusieurs mois. Les résultats permettront de mieux connaître l'occupation humaine du secteur au Néolithique. Photo Sophie Spitéri
Lorsque l'on creuse une autoroute, on tombe parfois sur un os. Voire plusieurs. Dans certains cas, comme celui-ci, ces trouvailles sont appréciées et mises en valeur.
Dans le cadre de l'élargissement à deux fois trois voies de l'A8 entre Châteauneuf-le-Rouge et Saint-Maximin (soit trente kilomètres entre Bouches-du-Rhône et Var), la société Escota a financé des fouilles archéologiques — prescrites par l'État via la Direction régionale des affaires culturelles (Drac). Quatre sites ont été examinés à la loupe ces derniers mois, par deux opérateurs, le Centre archéologique du Var et Oxford Archéologie. Des investigations qui se sont révélées payantes: une sépulture humaine, des céramiques, des tombes contenant des ossements de chiens, des traces d'habitations et de foyers, des poteries et des pointes de flèches ont été extraites d'une terre déjà riche de découvertes. "
Pour lire la suite de l'article de Julien Danielides: [click]
27 octobre 2008
Contact pour l'organisation de la visite du 30/10
A cause d'un problème de portable, vous ne pourrez plus contacter Sarah comme nous l'avions précédemment écrit [#]. Pour vous inscrire à la sortie de jeudi, prière de contacter Florent au 06.76.06.47.48.
L'e-mail par contre fonctionne toujours (sarahazu[at]hotmail[dot]com).
25 octobre 2008
Prix Entremont - Fernand Benoît 2009
Le prix Entremont - F. Benoit 2007 a été attribué ex aequo à :
- Mlle Cécile Allinne pour sa thèse intitulée "Les villes antiques du Rhône et le risque fluvial. Gestion des inondations dans les villes romaines. L'exemple de la basse vallée du Rhône".
- M. Julien Vial pour sa thèse intitulée "Les Volques Arécomiques et le Languedoc oriental protohistorique. Étude d'une entité ethno-politique préromaine (IXe - Ier s. av. J.-C.)".
Chacun a donc reçu la moitié (=1500 euros) de la dotation globale du prix (=3000 euros). Sur ces 3000 euros, 50% proviennent des fonds propres de l'association et 50% d'une subvention de la DRAC de PACA (ministère de la culture).
REGLEMENT DU PRIX “ENTREMONT - FERNAND BENOIT”
POUR L'ANNÉE 2009
Article 1
L’Association Archéologique Entremont (désignée dans la suite par l'abréviation A.A.E.) a créé en 1998 un prix dénommé “Entremont - Fernand Benoit” en hommage au premier archéologue de l’oppidum d’Entremont à Aix-en-Provence.
Ce prix attribué tous les deux ans est destiné à récompenser une étude archéologique remarquable accomplie dans son cursus universitaire en France par un jeune chercheur ou une jeune chercheuse. Le jury se réserve cependant le droit de récompenser deux candidats au cas où deux d’entre eux lui sembleraient particulièrement méritants.
Une priorité peut être accordée aux candidats se trouvant dans une situation financière précaire.
Art. 2
Le présent règlement est fixé, éventuellement révisé pour la nouvelle session et rendu public par l’A.A.E. Les fonds nécessaires sont ceux prévus dans le budget de l’A.A.E., complétés éventuellement d’apports extérieurs dont l’origine est alors précisée. Les sommes distribuées dépendent du niveau du travail soumis au jury (par ex. master ou thèse) et du nombre de candidats récompensés.
Le crédit maximum disponible provenant des réserves de l’association pour le prix 2009 est de mille cinq cents euros, auxquels s’ajoutera, si elle est obtenue, une subvention, si possible du même montant, demandée au Service Régional de l’Archéologie de Provence-Alpes-Côte d’Azur (D.R.A.C., Ministère de la Culture).
Art. 3
Pour concourir, les conditions requises sont les suivantes :
a) Les candidats doivent être âgés de moins de trente et un ans au 1er janvier de l'année où est décerné le prix. Les anciens lauréats de ce prix ne peuvent plus concourir de nouveau.
b) Les travaux doivent satisfaire aux conditions suivantes :
- correspondre à un niveau d’étude au moins égal à “bac + 5” (master, thèse d’université ou tout autre travail universitaire de niveau équivalent);
- avoir été validés par les instances scientifiques universitaires françaises au cours de la période comprise entre le 1er février 2007 et la date limite de dépôt des candidatures pour l’année 2009;
- concerner exclusivement ou au moins pour une part très importante le sud-est de la France (du Roussillon aux Alpes) et de préférence la région provençale;
- concerner exclusivement ou au moins pour une part très importante la période comprise entre le début de la protohistoire et la fin de l’antiquité.
Art. 4
Les personnes intéressées doivent faire acte de candidature auprès de l’A.A.E. de préférence par lettre, à défaut par fax ou message électronique (cf 1.1. Renseignements pratiques).
Pour l’année 2009, la date limite d’arrivée des candidatures est fixée au lundi 16 février 2009 à minuit.
La candidature doit comporter les indications suivantes, signées par le candidat (toute déclaration mensongère entraîne la disqualification) :
- nom, prénom, adresse complète, téléphone (e-mail si possible) et date de naissance du candidat;
- titre du travail soumis au jury, avec commentaire explicatif (une page au maximum);
- nom, titre et adresse professionnelle du directeur de ce travail et noms des membres du jury;
- nature du diplôme obtenu par ce travail avec précision de la mention et de la date;
- nom et adresse de l’organisme (laboratoire, université...) au sein duquel il a été réalisé et validé;
- déclaration des ressources financières du candidat pour l’année en cours et celles prévisibles pour l’année suivante, ainsi que, le cas échéant, le montant des autres récompenses déjà reçues pour le même travail;
- éventuellement, tout autre renseignement jugé utile par le candidat (une page au maximum).
Il est préférable que cette candidature soit accompagnée d’un avis du directeur de ce travail destiné à éclairer le jury sur le bien-fondé de cette candidature.
Ces documents permettent une présélection dont le résultat est communiqué aux candidats. Ceux qui ont été retenus doivent transmettre aussitôt un exemplaire complet de leur travail au président du jury (adresse ci-après); l’ouvrage leur sera restitué au plus tard lors de la proclamation officielle du lauréat.
Art. 5
La sélection du lauréat est effectuée par un jury composé de:
- le président (ou son représentant) et un autre membre du Conseil d'Administration de l’A.A.E;
- le Conservateur Régional de l’Archéologie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ou un Conservateur du Patrimoine désigné par lui;
- plusieurs personnalités scientifiques de haut niveau compétentes dans les domaines concernés par le prix: directeurs de recherche du C.N.R.S., professeurs d’université ou maîtres de conférences;
- le responsable du "parcours archéologie" (Protohistoire et antiquités nationales) à l’Université de Provence, qui préside ce jury.
Les personnalités scientifiques sont désignées par concertation entre les autres membres du jury et l’A.A.E. Chaque membre du jury peut exceptionnellement déléguer son pouvoir à une personne de son choix de compétence équivalente et appartenant à la même institution que lui. Ce jury peut en outre consulter toute personne dont l’avis lui paraît souhaitable.
Si un membre du jury se trouve être le directeur d’un travail admis à concourir, il perd son droit de vote sur ce travail mais conserve son pouvoir consultatif.
Les décisions du jury sont prises à la majorité relative, le président de l’A.A.E. (ou son représentant) ayant une voix prépondérante en cas de partage égal des suffrages. Elles sont sans appel.
Art. 6
Le lauréat est avisé de son succès personnellement, en principe dans un délai de deux mois après la date limite de dépôt des candidatures. La remise officielle du prix peut avoir lieu un peu plus tardivement, en fonction des circonstances.
Les lauréats sont autorisés à faire état de cette récompense partout où ils le souhaitent.
Art. 7
L’A.A.E. se réserve le droit de supprimer temporairement ou définitivement ce prix si les circonstances le demandent. Le dépôt de candidature implique pour son auteur l’acceptation complète du présent règlement et des décisions du jury.
*
Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser à l’Association Archéologique Entremont.
Adresse du président actuel du jury :
M. le Professeur Dominique GARCIA, M.M.S.H., 5 rue du Château de l’Horloge, 13094 Aix-en-Provence Cedex 2 (e-mail : garcia@mmsh.univ-aix.fr)
(source: site de l'AAE)
[article] Deux daurades pêchées avec des techniques du mésolithique
Publié le mercredi 15 octobre 2008 à 10H04
Une expérience scientifique a été menée hier matin dans le port de Carro
Il y a 7000 ans, les pêcheurs n'avaient pas de cargo, mais ils avaient des idées. Le casse-tête pour l'homme moderne consiste à découvrir lesquelles. Hier, dans le port de Carro, l'un d'entre eux y est parvenu: Toomaï Boucherat. Un nom prédestiné (le même a été donné au crâne d'un hominidé de 7000 ans découvert au Tchad) pour celui qui depuis un an s'attelle à retranscrire les techniques de pêche du mésolithique.
"Grâce aux fouilles archéologiques effectuées dans la grotte de la Font-aux-Pigeons, j'ai pu étudier les fossiles de coquilles, de moules crantées retrouvées. Il y avait des dents de daurades qui ne vivent qu'en eau salée ou saumâtre. Les hommes de l'époque n'ont pu les pêcher que dans la mer. Pour moi ces moules ont servi à carder des fibres végétales pour en faire des fils et cordes de pêche."
Reste à valider cette théorie par la pratique. Pendant un an, l'homme s'isole dans sa "caverne" pour reconstituer un matériel utilisé il y a 7000 ans. Du lin, des genêts et des orties, ont été cultivés, puis mis à rouir (tremper dans l'eau) pour obtenir de la filasse et enfin une corde. "Pour les hameçons j'ai taillé des os de lapin et des dents de sanglier sur une pierre."
Lundi une palangre à laquelle était attachée cette corde préhistorique a été lancée en mer. Sur cette ligne 56 hameçons avaient été répartis, il suffisait que l'un d'entre eux piège une daurade pour prouver l'hypothèse de Toomaï Boucherat. La tension était palpable hier à 9h pour relever la palangre. Frédéric Bachet, directeur du parc marin de la Côte bleue plonge pour repérer les prises éventuelles. "J'en vois une!" dit-il avant de s'immerger. Toomaï hurle déjà de joie en remontant le fil. Beaucoup d'hameçons se sont enroulés autour de la ligne mère. "Les poissons ont mordu les appâts de moules, coques, holothuries, ils ont tout mangé." Et au final ce n'est pas une mais deux daurades royales qui sont tombées sur un os. L'hameçon s'est coincé entre leurs ouïes.
"C'est formidable, cette expérience va pouvoir me servir pour des publications scientifiques. Jusqu'ici on n'avait jamais testé cette façon de pêcher des hommes préhistoriques. Un universitaire de Stanford viendra en avril étudier mon travail." Pas mal pour un passionné sans titre officiel. "J'ai été infirmier spécialisé aux urgences. C'est là que j'ai appris à adapter des outils à des techniques." Un atout par rapport à d'autres archéologues. À quand les olympiades de pêche préhistorique?
Les chiffres:
100 : La longueur de la palangre en mètres. 2 : Le nombre de mètres qui sépare chaque hameçon. 500-600 : Le poids en grammes des deux daurades pêchées. 2 : La durée en heures que mettaient les hommes du mésolithique pour atteindre la mer.
Par Maxime Lancestre pour www.laprovence.com
22 octobre 2008
[visite] Motte castrale de la Moutte, Allemagne-en-Pce (04), le 30/10
Pour inaugurer l'année 2008/2009, Archéopterre vous convie à une première sortie: la visite d'une motte castrale de l'an mil en cours de fouilles.
Octobre 2008 marque la dernière campagne de fouilles pour la Moutte, site médiéval de la commune d'Allemagne-en-Provence (04). C'est son chercheur, Daniel Mouton, qui nous fera visiter le site avant de nous livrer un exposé de l'archéologie des mottes en Provence.
Rendez-vous le jeudi 30 octobre à 14h30 devant le local d'Archéopterre (B 072). Retour prévu vers 19h.
Pour plus de renseignements et pour organiser le co-voiturage, contactez rapidement Sarah: 06.19.94.41.71 / sarahazu[at]hotmail.com ou Florent: 06.76.06.47.48
Pour des questions d'assurance, il est important que vous soyez membre d'Archéopterre pour participer à la visite. Vous pourrez venir vous inscrire au local lorsque nos permanences seront fixées (c'est-à-dire, normalement, très bientôt).
A bientôt !
Rectification !
L'AG/pot n'a plus lieu le jeudi 30 octobre mais le jeudi 6 novembre !
Merci de noter ce changement dans vos agendas. L'heure et le lieu restent inchangés (17h30, Grand Hall de la fac de lettres).
19 octobre 2008
[table Ronde internationale] "Bateaux de navigation intérieure...", 27-28/10, MMSH
Table Ronde internationale "Bateaux de navigation intérieure : pratiques régionales et influences maritimes méditerranéennes"
27-28 Octobre 2008, Salle Paul Albert Février
" La découverte en Gaule méridionale et dans le bassin rhodanien (Arles, Lyon et Chalon-sur-Saône) d’épaves de chalands fluviaux a permis de renouveler nos interrogations sur les bateaux de navigation intérieure appartenant à la tradition appelée « romano-celtique » ou « gallo-romaine » en faisant apparaître des caractéristiques régionales et des influences méditerranéennes.
Cette table ronde internationale cherchera à retracer, à travers des communications de synthèse et la présentation de découvertes récentes, les principales caractéristiques régionales, liées à la géographie des bassins fluviaux, de cette batellerie des eaux intérieures.
Nous porterons aussi notre regard sur les influences techniques apportées par les pratiques des chantiers navals maritimes méditerranéens. Au-delà des seuls aspects techniques, notre réflexion cherchera à évaluer l’importance des transports fluviaux à travers l’étude de la capacité de fret de cette batellerie qui participait à une intense activité d’échange entre la Méditerranée et le nord de l’Europe.
Organisé par le Centre Camille Jullian dans le cadre de son nouveau cycle de séminaires de recherche en archéologie maritime, cette table ronde internationale, prévue sur deux jours, permettra de réunir jeunes chercheurs et spécialistes reconnus et de contribuer à l’établissement de liens entre les communautés scientifiques du Sud et du Nord de l’Europe.
Se plaçant dans la continuité des activités promues au sein du WPS 3.2 « La circulation des modèles technologiques » du projet européen Ramses2 ainsi que du dernier International Symposium on Boat and Ship Archaeology (ISBSA) qui s’est tenu en 2006 à Mayence (Allemagne), cette initiative permettra de croiser différents axes de recherche et d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion sur la batellerie « gallo-romaine ». "
Le programme complet sur le site du Centre Camille Jullian.








